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Légendes - Polynésiennes

La légende du cocotier.

Il y a fort longtemps, une jeune fille de toute beauté par sa peau dorée et sa chevelure soyeuse se prénommait Hina. Elle était destinée à épouser un prince, celui des anguilles. Effrayée par le physique de son prétendant au corps gigantesque et à la tête énorme, Hina prit la fuite et se réfugia dans la maison du Dieu de la pêche Hiro.

Ce dernier, ébloui par la beauté de Hina et touché par son histoire, prit un cheveu de la jeune femme et pêcha l’anguille qui se rapprochait d’elle par la mer. Hiro découpa alors le prince des anguilles et enveloppa sa tête dans des feuilles. Avant de mourir, l’anguille dit à Hina : « Tous les hommes qui me détestent, et toi la première, Hina, un jour, pour me remercier, vous m’embrasserez sur la bouche. Je meurs, mais ma prédiction, elle, est éternelle. ».

Hiro confia la tête de l’anguille à Hina et lui conseilla alors : « Hina, fille de beauté, tu peux retourner chez les tiens, et là-bas, tu détruiras cette tête. Mais tout au long de ta route ne la pose surtout pas à terre, car alors la malédiction de l’anguille se réaliserait. »

Sur le chemin du retour, la belle jeune femme et les suivantes qui l’accompagnaient furent prises de fatigue et décidèrent de s’octroyer un bain dans une rivière, oubliant l’avertissement du Dieu Hiro. La tête de l’anguille posée sur le sol s’enfonça dans la terre, et de là naquit un grand arbre, long par son tronc telle une immense anguille, et doté d’un feuillage pareille à une chevelure ; le cocotier venait de naître.

Hina fut alors condamnée par les Dieux à demeurer près de cette rivière, l’arbre étant devenu tabou… La vie suivit son cours jusqu’au jour où une terrible sècheresse frappa les terres et durant laquelle seul le cocotier résistait au soleil. Ainsi, malgré l’interdiction des Dieux de toucher à cet arbre, les hommes cueillirent ses fruits dotés d’une eau claire et nourrissante. Chaque fruit était marqué de 3 taches sombres disposées comme des yeux et une bouche sur laquelle les hommes apposèrent leurs lèvres afin de boire l’eau de la noix de coco…. Hina fit de même….. Et la prophétie du prince des anguilles venait de se réaliser.

 

L’empreinte de la patte de chien.

Huahine, l’île de la femme est dotée de plusieurs légendes. Une des plus belles est celle de l’empreinte de la patte de chien que l’on trouve sur un rocher…

Il était une fois à Raiatea, une belle jeune femme appelée Hina. Dame nature lui avait tout donné : la grâce, la beauté, l’intelligence et la gentillesse. Un jour, Hina  rencontra un jeune pêcheur dont elle tomba amoureuse, et avec qui elle se fiança sans attendre et annonça la date prochaine de son mariage.

Son fiancé lui offrit un magnifique cadeau : un merveilleux collier de perles d’une perfection et d’une taille encore jamais connue de toute la Polynésie. Noires, elles étincelaient de mille éclats au cou de la reine qui jura ne jamais plus se séparer de ce collier que tout l’or du monde n’aurait pu lui arracher. Hina très touchée de ce geste et de la merveille qu’elle venait de recevoir décida tout de même de ne porter ce collier qu’à partir du jour où leur union serait proclamée. En attendant, elle le fit garder par des hommes jour et nuit.

Un jour, lors d’une audience donnée à ses sujets, Hina refusa la requête de Hiro, le roi des voleurs car elle lui paraissait injustifiée. Hiro, qui fut un des prétendants de Hina se sentit humilié et il fut rempli de haine et de colère envers elle. Afin de se venger, il s’empara du joyau bien gardé de Hina et s’en alla rejoindre Huahine.

A l’annonce de la nouvelle, la reine éprouva une grande tristesse et devina rapidement qui était derrière cette abominable action : le terrible Hiro.  Elle décida alors de lancer aux trousses du malfaiteur le plus impressionnant de ses chiens, une bête à la force et au flair extraordinaires.

L’animal se dirigea vers le bord de l’eau, pointant déjà le museau en direction de Huahine, où Hiro se croyait à l’abri. Il y avait caché le collier sous une pierre impressionnante, se disant que personne ne serait assez malin pour trouver sa cachette, avant de rejoindre son père. C’était sans compter sur le molosse de la reine qui mit rapidement la patte sur le magnifique collier. Très rapidement, le chien s’arrêta à l’endroit même où Hiro avait dissimulé le précieux bijou, et, comme pour marquer l’endroit précis où se cachait le trésor, posa sa lourde patte sur la pierre. Cette empreinte permit à Hina de reprendre possession de son collier et d’épouser, comme il se doit, son fiancé bien aimé…

 

La légende de la création des iles Marquises.

C’était lors de la nuit initiale. Oatea vivait avec sa femme Atanua. Ils n’avaient pas de maison.
Un jour, Atanua dit à son époux Oatea : « Quelle est cette façon de vivre sans maison ? ». Éclairé par les forces divines sur ce qu’il devait faire, il fut satisfait, et le soir même, le mari dit à sa femme : « Cette nuit je bâtirai notre maison. ».

La nuit s’apprêtant à descendre, Oatea se dressa et invoqua ses forces. L’invocation terminée, il choisit l’emplacement de la maison. Puis, ayant dressé deux piliers, il dit alors : « C’est Ua Pou ! ».

Puis, Oatea ayant pris la poutre faitière, il la posa sur les deux piliers attachés avec la corde en fibre de coco. Il dit alors : « C’est Hiva Oa ! ».

Ensuite, il fixa les potelets de façade, la traverse de l’auvent, les poteaux de soutien et la poutre inférieure. Oatea fixa ensuite les chevrons à l’avant, à partir de la poutre faitière jusqu’à la longue traverse, puis à l’arrière jusqu’à la dalle de pierres. Il dit alors : « C’est Nuku Hiva ! »

Avec quoi couvrir la maison ? Avec des palmes de cocotiers. La couverture fut réalisée selon la technique des 9 parts. Il dit alors : « C’est Fatuiva ! ». Oatea creusa un trou pour parfaire son travail, bien que l’aube soit très proche.

La voix de Atanua a crié : « L’image lumineuse scintille. » Il dit alors : « C’est Tahuata ! »

Elle ajouta : « le chant de l’oiseau du matin se fait entendre. » Il dit alors : « C’est Mohotani ! ».

Oatea travaillait toujours, il ne s’arrêtait pas. « Je ramasserai les débris et les mettrai dans le trou. » Il dit alors : « C’est Ua Huka ! »

Atanua s’est alors écriée : « Attention! Attention ! S’illumine, s’illumine la terre des Hommes. » Il dit alors : « C’est Eiao ! »


Date de création : 27/09/2013 @ 19:25
Dernière modification : 27/09/2013 @ 19:31
Catégorie : Légendes
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